Concernant la prŽsente Ždition numŽrique :
Je reproduis l'Ždition Lalanne de 1858, basŽe sur la version Guessart des MŽmoires (1842). La graphie ancienne n'est pas corrigŽe, je me contente de mettre entre crochets le sens des mots aujourd'hui obsoltes. Je conserve les notes de Lalanne mais reporte ˆ la fin sa discutable Notice. Je fais prŽcŽder les MŽmoires de l'Eloge de Marguerite par Brant™me et, comme le texte s'arrte quand les choses intŽressantes commencent (1582), j'emprunte la suite de l'histoire de Marguerite ˆ Merki (1905) dont, par commoditŽ, je supprime les notes. Celles que j'ajoute sont indiquŽes par NDE.
* Hilarion de Coste, dans la 2nde Žd. (1647) des Eloges et vies des reynes, princesses, dames et damoiselles illustres, Žcrit (T2, p 303):... se voyant mal propre en la generation, elle se montra,non seulement Princesse de la Royale Maison de France, mais aussi la mere du peuple, aymant la paix, le repos, & le bien de ce Royaume, ayant dŽpoüillŽ toutes les affections particulieres de sa personne pour la commoditŽ de la France, dont elle a tousiours fait plus d'estat que de soy-mesme. Et pour tŽmoigner son affection au bien de cet Estat, elle fit supplier le Roy Henry d'aviser ˆ se procurer par la dispense du Chef de l'Eglise [...] vne femme dont il peust laisser vne heureuse posteritŽ pour la gloire & l'honneur de la France, & de toute la ChretientŽ. Sans nous attarder sur ce glorieux travestissement de l'affaire, soulignons que, aux yeux de beaucoup, Henri reste un usurpateur. Pour fonder la dynastie des Bourbon royaux, il devait avoir un hŽritier lŽgitime, catholique, issu d'une mre de haute naissance (MŽdicis, outre son Žnorme dot, est petite-fille de l'empereur romain germanique Ferdinand Ier). Pour cela, un dŽmariage en forme Žtait indispensable.